Le marché du display : vers un nouvel écosystème ?

Avec l’essor du marché du mobile et des taux d’équipements en smartphones des Français qui engendre une  banalisation de l’utilisation du web, le marché du display connaît une croissance et un potentiel non négligeable qui n’est qu’à ses débuts.

En 2013, le marché de la publicité digitale connaît une croissance de 3%.

le marché du display

 

Cette tendance de fond s’accentue également sur les investissements réalisés pour le marché du display mobile.

le marché du display mobile

Cette montée en croissance du marché du display s’explique  pour deux raisons  principales.

  1. Les gens consacrent la majeure partie de leur temps sur des sites de contenus, non pas sur du Search.
  2.  Le display peut aider à toucher des clients sur l’ensemble de la durée du cycle d’achat.

Il est nécessaire de distinguer que le display permet de faire connaître la marque  (branding) à la différence du Search (SEA, SEM) qui a pour principal but de concrétiser la décision d’achat de l’internaute (annonces adwords).

Ces impacts suscitent de la part des annonceurs, un intérêt grandissant pour le display. Ils consacrent une part importante de leurs budgets publicitaires au display leurs permettant de toucher une audience passant « 96% de leur temps à visiter des sites de contenus, tels qu’e-mails, sites d’information, sites vidéo et réseaux sociaux » quel que soit le device (tablette, desktop, mobile). *

*Source : Papadimitriou et al. « Display Advertising Impact: Search Lift and Social Influence ». http://ilpubs.stanford.edu:8090/993/2/displayadinfluenceTR.pdf

En parallèle de ces nouvelles tendances multicanales, nous assistons à une progression liées à la diversification des données et des fonctions publicitaires dues à la complexité croissante des contenus, des applications sur mobiles, de la géolocalisation…

Cela nécessite de s’aider d’outils favorisant un suivi adéquat et performant  des résultats des objectifs des campagnes (campagnes à la visite, branding, au lead…).

Pour ce faire, voici quelques entreprises qui proposent des outils de tracking ou de gestion permettant de suivre les KPI des campagnes.

DoubleClick for Advertisers (DFA) :

DoubleClick est une régie publicitaire qui a été racheté par Google en 2007. Elle propose d’aider les agences et les annonceurs sur la planification, le trafic, le ciblage, le service, l’optimisation et le reporting au travers de différentes solutions : DoubleClick Search , DoubleClick Rich Media et DoubleClick Ad Exchange.

Pour en savoir plus, voici le lien : http://www.thinkwithgoogle.com/products/doubleclick-advertisers.html

Eurelian technologies propose des solutions de reporting, de profiling et de gestion de contenus.

La solution Eurelian technologies permet de maitriser les campagnes display sur différents aspects tels que le ciblage de la diffusion, l’évaluation de la qualité d’exposition de la campagne…

Pour en savoir plus, voici le lien : http://www.eulerian.com/nos-solutions/eulerian-media/

-Marin software est une plateforme de gestion de la publicité digitale. Elle propose des solutions  de contrôle des emplacements des annonces pour optimiser les performances, la gestion du ciblage ou encore l’optimisation des objectifs des campagnes.

Pour en savoir plus, voici le lien : http://www.marinsoftware.fr/solutions/display 

A retenir…

La pluralité des formats publicitaires déclinés sur quatre terminaux (ordinateur, smartphone, tablette et TV connecté) bouleverse l’écosystème du marché du display.

Tout porte à croire que les régies publicitaires devront acquérir une multitude de compétences et valoriser au mieux l’inventaire publicitaire tout en produisant de la data.

La prise en compte des indicateurs clés de performance doit aussi être une priorité non négligeable…

Affaire à suivre 🙂

Le m-commerce : un avenir prometteur ?

Cet écosystème dans lequel les informations fusent chaque jour sur le web de part et d’autres : Twitter, applications Smartphones, les flux RSS…et j’en passe nous amène à suivre au plus près ce qui se passent sur les évolutions et nouveautés dans l’univers du web. Tout va de plus en plus vite :).

Etant très curieuse, je m’efforce tout naturellement de m’imposer une veille régulière dans les domaines et secteurs  qui me semblent évoluer : e-commerce, m-commerce,  les nouvelles tendances, l’environnement mobile, le  web marketing…

Récemment, je suis tombée sur un article qui concerne l’état actuel du m-commerce (le mobile commerce) qui est en étroite relation avec le secteur du e-commerce.

Ainsi selon une étude réalisée par le groupe Rakuten, « le m-commerce séduit seulement 5%  des  Français au contraire d’autres nationalités ». A titre d’exemple, « 15% des Indonésiens et 13% des Thaïlandais interrogés achètent via leur mobile ».

Pour les Français, l’achat via le mobile n’est pas encore entré dans les modes d’usages d’un Smartphone.  En effet les Smartphones sont d’autant plus utilisées  pour se connecter aux réseaux sociaux, utiliser  et profiter des applications mises à dispositions, partager des photos via Instagram…que d’acheter des produits ou services.

La principale raison face à cette réticence est le manque de pédagogie face à l’achat via le mobile  mais plus particulièrement à  la sécurité des transactions.

Pour preuve, cette même étude démontre que «20% des Français contre seulement  14% des Japonais et des Italiens » se préoccupent  de la sécurité lors d’un achat via le mobile. L’achat via une tablette obtiennent  également les mêmes ressenties.

Au vue de ces chiffres, un paradoxe subsiste : celle de l’accroissement toujours présente  des ventes de tablettes et de Smartphones. Par exemple « la vente de tablettes a évolué de plus de 142% sur 12 mois en Europe ».

Il est clair que le rapprochement entre e-commerce et m-commerce va se faire progressivement.

D’autant plus que les évolutions  du  secteur du e-commerce et des efforts réalisés pour les canaux de communications  sont  de plus en plus axés  vers :

  • l’adaptabilité des Smartphones et tablettes sur les modes de paiement (Buyster ou Kwixo) et les formats des sites marchands adaptés aux écrans de ses canaux de communication ;
  • Le développement futur de la 4G qui permettra d’optimiser aux mieux l’accès à l’information, le temps de chargement et de rapidité des sites marchands ;
  • Le développement du social commerce avec la possibilité de recommander l’achat d’un produit ou encore avec la nouvelle fonctionnalité de Facebook (qui  est en état de test aux USA) et qui permet à des entreprises de présenter et de vendre leurs produits  via Facebook. Pour plus de détails,  consulter le lien suivant:   http://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/facbook-collections-1012.shtml

Ce qui me semble intéressant à ajouter  à cette liste est le manque pour le moment d’acteurs  d’opérateurs téléphoniques tel que SFR, Orange et même Bouygues  qui pourraient apporter leurs pierres  à l’édifice et améliorer ainsi  l’état du m-commerce. Cette participation peut être des  partenariats avec d’autres entreprises du secteur du e-commerce ou encore avec des acteurs du paiement en ligne….

Mais tout reste à croire que si ses évolutions se font dans le meilleur des cas, l’état du m-commerce  évoluera significativement.

Affaire à suivre et à surveiller…