La publicité programmatique : vers une connaissance infaillible des comportements des internautes ?

La publicité programmatique a dépassé sa phase d’émergence. Porté par la diffusion des nouvelles technologies et de l’enrichissement des inventaires disponibles sur les éditeurs de sites, la publicité programmatique permet une valorisation non négligeable des audiences.

Ce qui est un point fort apprécié pour les annonceurs.

En France, « L’achat du display en RTB a connu une croissance de 125% en 2013 pour représenter 16% des dépenses display1 »

1Source : http://www.3xchange.com/Livre-Blanc-Marketing-Programmatique/files/assets/basic-html/index.html#10

A l’inverse du display classique, qui permet en toute légitimité de respecter le cadre de diffusion et d’adapter le mode de rémunération (ouverture sur site, de visite…), l’achat programmatique a pour finalité d’être au plus près des internautes afin de réaliser des taux de conversions beaucoup plus élevés.

En effet, l’achat programmatique peut mettre en place des campagnes en utilisant des millions de points de données.

Nous sommes donc face à une multiplication des données2 :

  • Générés par les marques/annonceurs: Ce que l’on appelle les « first party datas » (des données relatives à des inscriptions, newsletter, mailings, les visites sur internet…)
  • Obtenues et rassemblés par des éditeurs de site, des fournisseurs de bases de données: Ce que l’on appelle les « third party datas » Cela touche cette fois-ci des données beaucoup plus personnelles (données démographiques, le revenu, la taille du foyer ou encore des données psychologiques (centres d’intérêts) ou comportementales.

2 Source : http://info.rocketfuel.com/rs/rocketfuel/images/White%20Paper%20UK-A4_FR%20221013.pdf (page 9)

L’utilisation de ces nombreuses données est rendues possible grâce à des algorithmes permettant de mesurer, modéliser et optimiser les interactions des entreprises avec les internautes.

Grâce au RTB, nous allons vraiment vers une connaissance infaillible des comportements des internautes.

Les perspectives de la publicité programmatique révèlent de forts atouts pour les annonceurs mais aussi des limites sur la question des protections des données personnelles.

Une infographie réalisée par France Digitale et eCap Partner, reprend de façon synthétique le paysage du RTB au sein de l’écosystème français : http://ad-exchange.fr/wp-content/uploads/2014/10/infographieRTB-01.jpg

Tout porte à croire que la publicité programmatique sera et devient de plus en plus un moyen très percutant de cibler les campagnes des annonceurs auprès des internautes.

Dorénavant, la question se joue sur le développement sur mobile et tablette.

Mais la difficulté est de savoir quelles sont les données à utiliser à bon escient pour répondre au plus près des objectifs des campagnes.

Y’a plus qu’à démêler toutes ses données afin d’être en mesure de les monétiser.

 

Display: Les indicateurs clé de performance

Le marché du display fait face à de profonds bouleversements et change la donne sur les indicateurs clé de performance d’une publicité en ligne.

Selon l’infographie réalisée par le digital Marketing Philippines, nous pouvons faire référence à de nombreux indicateurs. En voici quelques-uns :

Sources d’audiences :

  • Taux de clics (nombre de personnes ayant cliqué sur la publicité)
  • Audience globale du site (PAP, nombre de visiteurs uniques…)
  • Sources de trafic

Sources de conversions et de revenus :

  • Retour sur investissement : l’un des éléments primordiaux dans la mesure où ceci permet de concrétiser les ventes et/ou revenus associés à une campagne au lead ayant des objectifs précis (ventes, inscription, promotions…).

Nous pouvons associés d’autres mesures telles que le taux de conversion, le taux de rebond ou encore la durée moyenne passée sur le site.

(Cliquez sur l’image pour voir l’infographie complète)

Mais il devient de plus en plus difficile d’évaluer le ROI (retour sur investissement) d’une campagne avec le nombre de sources qui peuvent différer entre les prestataires Adservers (régie publicitaire par exemple) et Webanalytics (Havas, Fullsix…).

Clics et visites* : Sources d’interrogations sur la fiabilité des données ?

Il est très fréquent de constater des écarts entre les résultats annoncés par un Adserver (mesure les clics) et ceux fournis par les solutions de Webanalytics (mesurent les visites).

*Les visites indiquent le nombre de fois où l’internaute clique sur la publicité et reste sur la page de l’annonceur jusqu’à ce que la page se charge à 100%.

Un clic émis ne signifie donc pas qu’il y’aura systématiquement une visite entrante sur l’URL de destination.

Ces deux prestataires alimentent la difficulté à mesurer efficacement ses données.

Outre l’aspect technique (dysfonctionnement sur le rechargement de la page,  les marqueurs Javascript qui peuvent être désactivés sur le navigateur de l’internaute…), d’autres variables peuvent s’y ajouter comme le fait que l’internaute change d’avis ou que son réseau Internet n’est pas efficient.

Autant de raisons et de variables qui complexifient le suivi des performances des campagnes.

Bien que nous sommes face à un écosystème doté de nombreux indicateurs, idéalement l’agence et/ou l’annonceur doivent avoir une vue d’ensemble sur  les indicateurs suivants :

 

 

 

 

 

 

La banalisation du comportement multicanal des consommateurs qui jonglent entre smartphones, tablettes, pc portable et bientôt TV connecté évoluera cet écosystème qui n’est qu’à ses débuts.