Le m-commerce : un avenir prometteur ?

Cet écosystème dans lequel les informations fusent chaque jour sur le web de part et d’autres : Twitter, applications Smartphones, les flux RSS…et j’en passe nous amène à suivre au plus près ce qui se passent sur les évolutions et nouveautés dans l’univers du web. Tout va de plus en plus vite :).

Etant très curieuse, je m’efforce tout naturellement de m’imposer une veille régulière dans les domaines et secteurs  qui me semblent évoluer : e-commerce, m-commerce,  les nouvelles tendances, l’environnement mobile, le  web marketing…

Récemment, je suis tombée sur un article qui concerne l’état actuel du m-commerce (le mobile commerce) qui est en étroite relation avec le secteur du e-commerce.

Ainsi selon une étude réalisée par le groupe Rakuten, « le m-commerce séduit seulement 5%  des  Français au contraire d’autres nationalités ». A titre d’exemple, « 15% des Indonésiens et 13% des Thaïlandais interrogés achètent via leur mobile ».

Pour les Français, l’achat via le mobile n’est pas encore entré dans les modes d’usages d’un Smartphone.  En effet les Smartphones sont d’autant plus utilisées  pour se connecter aux réseaux sociaux, utiliser  et profiter des applications mises à dispositions, partager des photos via Instagram…que d’acheter des produits ou services.

La principale raison face à cette réticence est le manque de pédagogie face à l’achat via le mobile  mais plus particulièrement à  la sécurité des transactions.

Pour preuve, cette même étude démontre que «20% des Français contre seulement  14% des Japonais et des Italiens » se préoccupent  de la sécurité lors d’un achat via le mobile. L’achat via une tablette obtiennent  également les mêmes ressenties.

Au vue de ces chiffres, un paradoxe subsiste : celle de l’accroissement toujours présente  des ventes de tablettes et de Smartphones. Par exemple « la vente de tablettes a évolué de plus de 142% sur 12 mois en Europe ».

Il est clair que le rapprochement entre e-commerce et m-commerce va se faire progressivement.

D’autant plus que les évolutions  du  secteur du e-commerce et des efforts réalisés pour les canaux de communications  sont  de plus en plus axés  vers :

  • l’adaptabilité des Smartphones et tablettes sur les modes de paiement (Buyster ou Kwixo) et les formats des sites marchands adaptés aux écrans de ses canaux de communication ;
  • Le développement futur de la 4G qui permettra d’optimiser aux mieux l’accès à l’information, le temps de chargement et de rapidité des sites marchands ;
  • Le développement du social commerce avec la possibilité de recommander l’achat d’un produit ou encore avec la nouvelle fonctionnalité de Facebook (qui  est en état de test aux USA) et qui permet à des entreprises de présenter et de vendre leurs produits  via Facebook. Pour plus de détails,  consulter le lien suivant:   http://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/facbook-collections-1012.shtml

Ce qui me semble intéressant à ajouter  à cette liste est le manque pour le moment d’acteurs  d’opérateurs téléphoniques tel que SFR, Orange et même Bouygues  qui pourraient apporter leurs pierres  à l’édifice et améliorer ainsi  l’état du m-commerce. Cette participation peut être des  partenariats avec d’autres entreprises du secteur du e-commerce ou encore avec des acteurs du paiement en ligne….

Mais tout reste à croire que si ses évolutions se font dans le meilleur des cas, l’état du m-commerce  évoluera significativement.

Affaire à suivre et à surveiller…

Sephora conçoit l’application MySephora : un moteur de recommandations de produits

L’enseigne Sephora conçoit une application qui permettrait de comprendre au bout des doigts les attentes et surtout les besoins des clientes.

Quel est le concept ?

MySephora est un dispositif de relation client multicanal. C’est une application professionnelle. En d’autres termes, cela permettrait de mettre en place une relation de plus en plus adéquate avec les clientes.

Comment ça marche ?

Tout d’abord pour que l’application fonctionne correctement, Sephora a développé son propre moteur de recommandation. En effet il repose sur un algorithme dans lequel Sephora a classifié  les résultats par type de client entres autres. Je ne vais pas entrer dans les détails car l’algorithme est assez complexe et de plus ce n’est pas forcément pertinent d’en parler au sein de cet article).

Pour revenir au sujet, l’application fonctionnera exclusivement dans les magasins Sephora. Elle marchera notamment par le biais d’un IpodTouch par lequel chaque conseillère beauté pourra accéder à l’application.

Pour quel type d’usage ? Et pour quelle cible ?

Cette application concerne les porteurs/porteuses de carte de fidélité Sephora. Concrètement, la conseillère demande au client s’il détient la carte de fidélité.

La vendeuse scanne la carte ou la retrouve dans la base de données. De là on a les informations suivantes : le nombre de points, son panier moyen, les types de produits qu’il achète le plus mais aussi une sorte de « playlist » où il est indiquée une suggestion de produit personnalisée, générée par le moteur de recommandation.

Et ceci permettra pour la conseillère d’indiquer sur cette application les  produits que la cliente aime ou a contrario qu’elle n’aime pas.

Existe-il des avantages  pour les clientes ?

Il est vrai que cette application pourrait être utile lorsqu’une cliente par exemple, oublie la référence d’un produit car l’application MySephora possède un historique d’achat.

En outre elle permettra notamment de personnaliser davantage les promos pour chaque cliente. Ainsi la conseillère pourra rappeler à la  cliente qu’elle  dispose d’un bon de réduction encore valable.

Les clientes peuvent se sentir  surveiller  par les vendeuses ?

Pour ma part, si j’entre dans un magasin Sephora et qu’une vendeuse connaît parfaitement toutes  de mes habitudes d’achat, je me sentirai moins libre et beaucoup plus surveiller. Après libre à vous de penser le contraire. Mais selon le journal du net, les clientes de Sephora ne sont pas  gêner de ce dispositif…

Cette application peut-elle être  susceptible d’être pirater ?

A priori l’IpodTouch est bloqué pour ne faire fonctionner que cette application et se connecte au Wifi privée du magasin avec un identifiant pour chaque conseillère. Ceci veut dire que si on sort du magasin l’application ne marchera plus.

L’évolution de cette application? 

Selon le journal du net, le dispositif est en test depuis fin Juillet 2011cdans 5 magasins de la région parisienne. Cette application  pourrait être se déployer en Janvier 2012 dans les 50 plus gros magasins du réseau Français.

A long terme, Sephora prévoit une application mobile à destination des  clients pour le deuxième trimestre 2012.

Mes conclusions… 

Je pense que ce type d’applications destinées aux professionnels  pourrait être un service qui se mettra en place davantage au sein des magasins. Et ceci permettra d’établir  une relation clientèle beaucoup plus personnalisée au sein des magasins à condition que les retombés des tests de cette application  s’avèrent satisfaisante.

Affaire à suivre…