La publicité programmatique : vers une connaissance infaillible des comportements des internautes ?

La publicité programmatique a dépassé sa phase d’émergence. Porté par la diffusion des nouvelles technologies et de l’enrichissement des inventaires disponibles sur les éditeurs de sites, la publicité programmatique permet une valorisation non négligeable des audiences.

Ce qui est un point fort apprécié pour les annonceurs.

En France, « L’achat du display en RTB a connu une croissance de 125% en 2013 pour représenter 16% des dépenses display1 »

1Source : http://www.3xchange.com/Livre-Blanc-Marketing-Programmatique/files/assets/basic-html/index.html#10

A l’inverse du display classique, qui permet en toute légitimité de respecter le cadre de diffusion et d’adapter le mode de rémunération (ouverture sur site, de visite…), l’achat programmatique a pour finalité d’être au plus près des internautes afin de réaliser des taux de conversions beaucoup plus élevés.

En effet, l’achat programmatique peut mettre en place des campagnes en utilisant des millions de points de données.

Nous sommes donc face à une multiplication des données2 :

  • Générés par les marques/annonceurs: Ce que l’on appelle les « first party datas » (des données relatives à des inscriptions, newsletter, mailings, les visites sur internet…)
  • Obtenues et rassemblés par des éditeurs de site, des fournisseurs de bases de données: Ce que l’on appelle les « third party datas » Cela touche cette fois-ci des données beaucoup plus personnelles (données démographiques, le revenu, la taille du foyer ou encore des données psychologiques (centres d’intérêts) ou comportementales.

2 Source : http://info.rocketfuel.com/rs/rocketfuel/images/White%20Paper%20UK-A4_FR%20221013.pdf (page 9)

L’utilisation de ces nombreuses données est rendues possible grâce à des algorithmes permettant de mesurer, modéliser et optimiser les interactions des entreprises avec les internautes.

Grâce au RTB, nous allons vraiment vers une connaissance infaillible des comportements des internautes.

Les perspectives de la publicité programmatique révèlent de forts atouts pour les annonceurs mais aussi des limites sur la question des protections des données personnelles.

Une infographie réalisée par France Digitale et eCap Partner, reprend de façon synthétique le paysage du RTB au sein de l’écosystème français : http://ad-exchange.fr/wp-content/uploads/2014/10/infographieRTB-01.jpg

Tout porte à croire que la publicité programmatique sera et devient de plus en plus un moyen très percutant de cibler les campagnes des annonceurs auprès des internautes.

Dorénavant, la question se joue sur le développement sur mobile et tablette.

Mais la difficulté est de savoir quelles sont les données à utiliser à bon escient pour répondre au plus près des objectifs des campagnes.

Y’a plus qu’à démêler toutes ses données afin d’être en mesure de les monétiser.

 

Le RTB (real time biding) : créateur de valeur d’efficacité et de performance pour le marché de la publicité en ligne

L’accroissement de l’inventaire publicitaire disponible sur les éditeurs de sites engendre une  profonde mutation sur le fonctionnement du display. RTB

Cette mutation se voit davantage sur l’achat, la vente d’espaces publicitaires et fait apparaître de nouveaux acteurs (ad-exchanges) qui font office d’intermédiaire pour les annonceurs en simplifiant et en valorisant considérablement la publicité digitale.

Ce qui va amener pour ces derniers à réaliser des campagnes publicitaires qualitatifs en ayant à l’esprit une démarche ROiste.

Mais avant de s’attarder aux nouveaux acteurs, il est important (pour ceux qui ont encore des doutes sur le fonctionnement du RTB), de définir ce qu’est ce phénomène.

Sur les traces du système publicitaire du système de Google Adwords (l’achat de mots clés), le RTB est un système dans lequel les espaces publicitaires sont mis aux enchères en temps réel grâce à des plateformes d’ad-exchange  où se connectent acheteurs et vendeurs.

Le syndicat des régies Internet  (SRI), a publié récemment « un pense pas bête sur le RTB »: (une infographie et un lexique sur l’écosystème du RTB) : http://www.sri-france.org/wp-content/uploads/2014/06/Lexique-RTB-SRI.pdf

En complément, je vous invite à découvrir une vidéo réalisée par IAB UK sur l’évolution du RTB.

Comme évoqué précédemment, de nombreux acteurs viennent se greffer à cet écosystème :

*Pour avoir plus d’info sur les acteurs, je vous conseille de vous référer au lexique réalisé par le SRI.

Le but du RTB est avant tout de simplifier le processus d’achat d’espaces publicitaires ainsi qu’une valorisation du potentiel du retour sur investissement du display :

  • Meilleur ciblage des consommateurs
  • Meilleur suivi des campagnes
  • Meilleure valorisation des contenus…

Autant vous dire que le RTB peut tenir ses promesses d’efficacité et de performance pour le marché de la publicité en ligne.

Display: Les indicateurs clé de performance

Le marché du display fait face à de profonds bouleversements et change la donne sur les indicateurs clé de performance d’une publicité en ligne.

Selon l’infographie réalisée par le digital Marketing Philippines, nous pouvons faire référence à de nombreux indicateurs. En voici quelques-uns :

Sources d’audiences :

  • Taux de clics (nombre de personnes ayant cliqué sur la publicité)
  • Audience globale du site (PAP, nombre de visiteurs uniques…)
  • Sources de trafic

Sources de conversions et de revenus :

  • Retour sur investissement : l’un des éléments primordiaux dans la mesure où ceci permet de concrétiser les ventes et/ou revenus associés à une campagne au lead ayant des objectifs précis (ventes, inscription, promotions…).

Nous pouvons associés d’autres mesures telles que le taux de conversion, le taux de rebond ou encore la durée moyenne passée sur le site.

(Cliquez sur l’image pour voir l’infographie complète)

Mais il devient de plus en plus difficile d’évaluer le ROI (retour sur investissement) d’une campagne avec le nombre de sources qui peuvent différer entre les prestataires Adservers (régie publicitaire par exemple) et Webanalytics (Havas, Fullsix…).

Clics et visites* : Sources d’interrogations sur la fiabilité des données ?

Il est très fréquent de constater des écarts entre les résultats annoncés par un Adserver (mesure les clics) et ceux fournis par les solutions de Webanalytics (mesurent les visites).

*Les visites indiquent le nombre de fois où l’internaute clique sur la publicité et reste sur la page de l’annonceur jusqu’à ce que la page se charge à 100%.

Un clic émis ne signifie donc pas qu’il y’aura systématiquement une visite entrante sur l’URL de destination.

Ces deux prestataires alimentent la difficulté à mesurer efficacement ses données.

Outre l’aspect technique (dysfonctionnement sur le rechargement de la page,  les marqueurs Javascript qui peuvent être désactivés sur le navigateur de l’internaute…), d’autres variables peuvent s’y ajouter comme le fait que l’internaute change d’avis ou que son réseau Internet n’est pas efficient.

Autant de raisons et de variables qui complexifient le suivi des performances des campagnes.

Bien que nous sommes face à un écosystème doté de nombreux indicateurs, idéalement l’agence et/ou l’annonceur doivent avoir une vue d’ensemble sur  les indicateurs suivants :

 

 

 

 

 

 

La banalisation du comportement multicanal des consommateurs qui jonglent entre smartphones, tablettes, pc portable et bientôt TV connecté évoluera cet écosystème qui n’est qu’à ses débuts.

 

Le marché du display : vers un nouvel écosystème ?

Avec l’essor du marché du mobile et des taux d’équipements en smartphones des Français qui engendre une  banalisation de l’utilisation du web, le marché du display connaît une croissance et un potentiel non négligeable qui n’est qu’à ses débuts.

En 2013, le marché de la publicité digitale connaît une croissance de 3%.

le marché du display

 

Cette tendance de fond s’accentue également sur les investissements réalisés pour le marché du display mobile.

le marché du display mobile

Cette montée en croissance du marché du display s’explique  pour deux raisons  principales.

  1. Les gens consacrent la majeure partie de leur temps sur des sites de contenus, non pas sur du Search.
  2.  Le display peut aider à toucher des clients sur l’ensemble de la durée du cycle d’achat.

Il est nécessaire de distinguer que le display permet de faire connaître la marque  (branding) à la différence du Search (SEA, SEM) qui a pour principal but de concrétiser la décision d’achat de l’internaute (annonces adwords).

Ces impacts suscitent de la part des annonceurs, un intérêt grandissant pour le display. Ils consacrent une part importante de leurs budgets publicitaires au display leurs permettant de toucher une audience passant « 96% de leur temps à visiter des sites de contenus, tels qu’e-mails, sites d’information, sites vidéo et réseaux sociaux » quel que soit le device (tablette, desktop, mobile). *

*Source : Papadimitriou et al. « Display Advertising Impact: Search Lift and Social Influence ». http://ilpubs.stanford.edu:8090/993/2/displayadinfluenceTR.pdf

En parallèle de ces nouvelles tendances multicanales, nous assistons à une progression liées à la diversification des données et des fonctions publicitaires dues à la complexité croissante des contenus, des applications sur mobiles, de la géolocalisation…

Cela nécessite de s’aider d’outils favorisant un suivi adéquat et performant  des résultats des objectifs des campagnes (campagnes à la visite, branding, au lead…).

Pour ce faire, voici quelques entreprises qui proposent des outils de tracking ou de gestion permettant de suivre les KPI des campagnes.

DoubleClick for Advertisers (DFA) :

DoubleClick est une régie publicitaire qui a été racheté par Google en 2007. Elle propose d’aider les agences et les annonceurs sur la planification, le trafic, le ciblage, le service, l’optimisation et le reporting au travers de différentes solutions : DoubleClick Search , DoubleClick Rich Media et DoubleClick Ad Exchange.

Pour en savoir plus, voici le lien : http://www.thinkwithgoogle.com/products/doubleclick-advertisers.html

Eurelian technologies propose des solutions de reporting, de profiling et de gestion de contenus.

La solution Eurelian technologies permet de maitriser les campagnes display sur différents aspects tels que le ciblage de la diffusion, l’évaluation de la qualité d’exposition de la campagne…

Pour en savoir plus, voici le lien : http://www.eulerian.com/nos-solutions/eulerian-media/

-Marin software est une plateforme de gestion de la publicité digitale. Elle propose des solutions  de contrôle des emplacements des annonces pour optimiser les performances, la gestion du ciblage ou encore l’optimisation des objectifs des campagnes.

Pour en savoir plus, voici le lien : http://www.marinsoftware.fr/solutions/display 

A retenir…

La pluralité des formats publicitaires déclinés sur quatre terminaux (ordinateur, smartphone, tablette et TV connecté) bouleverse l’écosystème du marché du display.

Tout porte à croire que les régies publicitaires devront acquérir une multitude de compétences et valoriser au mieux l’inventaire publicitaire tout en produisant de la data.

La prise en compte des indicateurs clés de performance doit aussi être une priorité non négligeable…

Affaire à suivre 🙂

Le content marketing : une stratégie de performance SEO

Le développement et l’optimisation d’une stratégie SEO adéquate nécessite un travail à long terme. Il est important de détecter les leviers de croissance favorisant la performance de son SEO.

Cette performance est le fruit de l’utilisation d’indicateurs pertinents qui peuvent être mesurés via un outil de webanalyse SEO via Google webmaster Tools, Google Insights for search pour les plus connus. Bien évidemment, d’autres outils SEO existent :

-Yooda:  http://www.yooda.com/produits/soft/

-My Poseo: https://www.myposeo.com/

-SEOmoz http://moz.com/

-Advanced web ranking http://www.advancedwebranking.com/

En complément de ces logiciels, de nombreuses techniques et méthodes sont recommandées par Google:

-Choisir les mots clés sur lequel on souhaite se positionner;

-Obtenir des liens entrants (backling) et opérer des échanges de liens (netlinking);

-Optimisation des pages, réécriture des URL…

– Optimisation du contenu du site.

A cela, nous pouvons ajouter une tendance nommé « le content marketing ».

Explications….

Pour faire court, le content marketing a pour objectif de mettre à la disposition des internautes/prospects, un contenu utile et/ou ludique.

Concrètement, cela peut  être différentes techniques que l’on connaît, (tout dépend du type d’activité de l’entreprise) :

-Article de blog, des études de cas, des tutoriels d’exercices, des portfolios, réalisations (flckr, instagram,…) ou encore des Guest posts (un contact avec les bloggeurs pour leur proposer d’écrire un article sur leur blog en échange d’une brève présentation de l’entreprise).

L’enjeu étant de créer une relation privilégiée avec le  consommateur en proposant un contenu riche et varié à long terme.

Cela peut être considéré comme une stratégie de marque à part entière tout en optimisant efficacement son SEO sur :

-La visibilité du site;

-La notoriété et la favorisation des interactions  (le partage de l’information sur Twitter, Facebook, Tumblr,…);

-La mise en valeur d’un contenu attractif;

Il faut bien comprendre que le content marketing permet de se détourner du contenu purement publicitaire en mettant l’accent sur un contenu « qualitatif et informatif ».

A contrario, du brand marketing où dans ce cas, le contenu est destiné  à susciter un acte d’achat d’un produit ou service.

Lorsque l’on cite toutes ses méthodes, vous pouvez remarquer que le content marketing n’est pas une « nouvelle tendance ». Cela représente tout un ensemble de méthodes marketing que de nombreuses entreprises utilisent  pour le développement de leurs notoriétés ou de leurs visibilités.

En revanche l’évolution dans ce concept de content marketing est l’accent de plus en plus sur la création de contenu marketing pour détenir une valeur ajoutée par rapport aux concurrents présent sur le web.

Avec la banalisation des usages technologiques rendue accessible avec les smartphones et les tablettes et la surabondance de contenu sur Internet, l’enjeu du content marketing est avant tout de se différencier significativement dans cette masse d’information.

A ne pas oublier que pour qu’un site soit bien référencer sur Google, la pertinence du contenu reste la clé de la réussite. D’où l’expression que l’on entend souvent : « content is king ».

En clair, la meilleure optimisation possible résultera d’une amélioration qualitative du contenu proposé. 

Conclusion…

Le content marketing est une des nombreuses méthodes pouvant jouer sur la carte de la différenciation sur le web. Il serait donc important de penser réellement à une stratégie de communication efficace pour les deux parties (entreprise et prospects).

A vos plumes ! (plutôt vos touches de clavier 🙂 ) pour créer votre contenu ludique et attractif !

Focus sur des leviers clés pour faire progresser l’audience d’un site Internet

Au-delà des leviers classiques de génération de trafic (SEO, SEM, l’affiliation ou encore l’e-mailing), ils existent d’autres alternatives favorisant la progression de l’audience d’un site web.logo

Ainsi, un e-commerçant peut avoir recours à des alliances et des partenariats permettant de réaliser des échanges de contenus afin de :

  • Proposer des services existants.
  • Partager des revenus publicitaires ou de génération de leads*.

(*Pour information, la génération de leads fait référence aux actions permettant de créer des prospects plus ou moins qualifiés.)

Ce concept d’alliance et de partenariat est  beaucoup moins médiatisé que les leviers classiques cités au début  de ce billet, mais offrent tout de même à de nombreux acteurs du e-commerce, l’occasion de renforcer la visibilité auprès de leurs clients  et de pouvoir diversifier ces modèles de rémunérations.

Pour rappel, on peut noter principalement (car y’en d’autres), les modèles de rémunérations utilisés sur le web répondant à des enjeux différents :*

  • Des enjeux de notoriété et d’exposition « le CPM » (le coût par mille) :

L’annonceur paie une somme définie à chaque fois que 1000 publicités sont affichées  sur le site de l’éditeur.

  • Des enjeux d’audience/ de traffic « le CPC » (le coût par clic) :

L’annonceur paie que si l’internaute clique sur la publicité

  • Des enjeux de ventes « le CPA » (le coût par action) :

Une commission est reversée  par l’annonceur à l’éditeur lorsque l’internaute du site clique sur la publicité et effectue une conversion.

(*Source : livre, le webmarketing, Par Thomas Faivre-Duboz, Raphael Fétique, Antoine Lendrevie (très bonne source généraliste sur le webmarketing, je vous la recommande !)

Si l’on revient au concept d’alliance et de partenariat, ce modèle repose sur le principe de la déportalisation.

Explications ? La déportalisation consiste à mettre des contenus, produits ou services à la disposition d’internautes d’un autre site qui possèdent une affinité importante avec ces services/ produits.

Une mise à disposition qui peut être :

  • Sous forme de marque blanche. Via ce moyen, le site met à disposition ses contenus qui agissent sans distinction sous la marque du site partenaire.
  • Sous forme de marque grise dans la mesure où l’internaute du site qu’il visite aura conscience d’être en face d’une autre marque.

Face à ce modèle, de forts enjeux techniques et business peuvent se poser pour les partenariats. Il est donc préférable de bien définir l’ensemble du service et des contenus mis à dispositions.

Derrière ce modèle, il y’a avant tout un enjeu d’audience mais aussi un modèle d’affaires qui peut être source de valeur ajoutée : partages des revenus publicitaires, paiement via des abonnements ou forfaits du contenus, paiement au clic…

En clair, ce modèle alternatif de génération d’audience est une stratégie qui me semble payante à long terme. Le client peut retrouver des contenus complémentaires et pourrait être à l’affut d’actualités. Et par conséquent être fidéliser à la marque.

Dans tous les cas, j’espère que ce bref rappel de génération d’audience basé principalement sur le modèle de la déportalisation n’a plus de secret pour vous!

Mais si vous avez la moindre question ou remarque, n’hésitez pas à laisser un commentaire :).

A très bientôt pour d’autre focus !

A la recherche d’un emploi (CDD/CDI) dans le secteur du e-commerce

Bonjour à tous et à toutes!

Jeune diplômée en Master 2 professionnel créations, innovations, informations numériques en innovations en communications, je souhaiterais m’orienter vers les métiers du web.

Ayant une forte appétence pour le secteur du web, je suis à la recherche d’un CDD/CDI en région parisienne dans le secteur du e-commerce, en tant que chargée de projet webmarketing.

Ouverte aux autres, dynamique, soucieuse de me perfectionner et très à l’écoute de mes interlocuteurs, j’ai le sens des responsabilités, du service, de l’organisation et surtout de la rigueur.

N’hésitez pas à me contacter par mail pour plus d’informations: web.emploi@yahoo.fr. Je serai ravie d’y répondre.

En vous remerciant par avance !

La génération Y ou la culture de la participation : une cible ultra connectée

La banalisation de l’utilisation du web et l’évolution des technologies bouleversent peu à peu les habitudes des consommateurs et transforme la relation client traditionnelle.médias connecté

« Plus connectés et plus participatifs, plus rapidement informés, les consommateurs s’attendent à ce que les entreprises s’adaptent à leurs exigences ». Et c’est ce qui fait la force de cette nouvelle relation client/entreprise.

C’est pour cela qu’il est important de prendre en compte les nouvelles typologies de consommateurs qui naissent avec le développement accrue des nouvelles technologies et l’essor du web.

L’influence forte du mobile, du web mais aussi des réseaux sociaux offrent de nombreuses opportunités de développer des services innovants de façon à ce qu’ils répondent à un maximum d’attentes des consommateurs.

Au 31 Mars 2011, En France, on comptait « 21.8 millions d’abonnés à Internet haut débit et 65.5 millions d’abonnés à la téléphonie mobile, soit un taux de pénétration supérieur à 100% (Source : Béatrice Felder, Jean François Collin, Orange Business Services, la nécessité d’une stratégie multicanale sans rupture, 2011, p. 8).

L’Internet et l’univers des smartphones sont donc ancrés dans les vies quotidiennes des consommateurs.

Ce qui engendre une nouvelle typologie de client : une génération connecté et participative. Ce que l’on peut nommer sous le terme de « génération Y »

D’un point de vue sociologique, la génération Y (ou digital natives pour les anglo-saxons) désigne « les personnes nées entre 1978 et 1994 qui suit donc la génération X (née approximativement entre 1965 et 1977).

Cet environnement favorise l’émergence de caractéristique propre à cette génération. On peut citez par exemple* :

-L’Individualisme

-L’impatience

-L’interconnexion

-L’inventivité

*Source : Béatrice Felder et Jean François Collin, 2012, Orange Business services, livre blanc, parcours client, la nécessité d’une stratégie multicanal sans rupture, page 9,

Confrontés à cette génération, les entreprises doivent donc adapter ses stratégies afin de se rapprocher au maximum des comportements de cette génération : Une cible très volatile et ultra-connectée.

L’infographie suivante réalisée par l’entreprise  Sage, un éditeur de logiciel spécialisé dans la gestion d’entreprises, montre concrètement l’ampleur du marché du « big data et des médias connectés ».

*Cliquez sur l’image pour voir l’infographie complète 

Ces données clefs sur les comportements des mobinautes français et  les nouvelles technologies soulignent notamment la progression des devices mobiles et le rôle important dans le processus d’achat qui engendre entres autres une présence actif sur la toile.

Cette présence peut jouer sur :

-les résultats des verbatims émises par les clients ;

-La valorisation et la notoriété de la marque ;

-La fidélisation ;…

Pour faire face à ces évolutions, les entreprises doivent s’adapter à la fois dans leur manière d’envisager stratégiquement la relation client mais également du point de vue de leur organisation.

La clé du service client réussi réside donc dans l’accompagnement des clients (en cas de réclamations) et l’adaptation à leurs exigences (une cible connectée, plus mobiles…).

L’ère de la recommandation et de l’influence en ligne

Dans le processus d’achat, les médias sociaux sont devenus un relai essentiel. Que ce soit des avis consommateurs faites sur le site marchand ou à travers les médias sociaux (tel que Facebook ou Twitter), les consommateurs connectés attachent une grand importance sur ces avis. Le consommateur témoigne de son expérience est « réputé neutre » (même si on trouve très peu d’informations sur son identité).

Selon une étude Forester, en 2012, « 77% des clients pensent que les recommandations de produits personnalisées sont utiles et 33% d’entre eux indiquent qu’ils ont acheté des produits sur la base des recommandations » (source : Pascal Podvin, Le commerce connecté en 2012 livre blanc, Avril 2012, page 70, consulté en Juin 2013)

Dorénavant, la confiance que portaient les consommateurs évolue. Lors de recherche d’information ou d’un conseil sur un produit, les consommateurs font appel à des amis et consulte les forums, les blogueurs et les réseaux sociaux.

Les avis consommateurs et autres recommandations font évoluer la perception de la relation client.

L’enjeu étant de prendre en compte ce comportement dans les stratégies communicationnelles de l’entreprise. Cette prise en compte peut être de l’ordre technologique en intégrant des dispositifs permettant d’accéder en temps réel aux avis des internautes dans les points de vente par exemple (QR codes en magasin, technologie sans contact, étiquettes interactives…)

L’insertion des avis consommateurs en point de vente peut être un moyen favorisant une interaction adéquate entre consommateurs et entreprise.

« Avec 7.5 milliards de terminaux connectés en 2015 et 64% des utilisateurs qui partagent leur opinion en ligne et le développement des usages  anytime, anywehere, any device, (ATAWAD) » la notation et l’évaluation des produits influencent donc d’autres consommateurs dans leurs actes d’achats.( Source : orange business services). 

Cette même source nous renseigne de la forte valeur des avis publiés sur le web. Il en ressort que :

  • 90% des internautes lisent les avis, 67% donnent leur avis
  • 1 acheteur mécontent le dit à 11 personnes contre 3 pour un acheteur satisfait
  • 93% jugent les avis utiles et 86% leur font confiance
  • 45% des consommateurs pensent qu’internet leur fait consommer mieux

L’avis des internautes inconnus compte plus que la communication de la marque et joue un rôle majeur dans la décision d’achat.

Cette prise de conscience a donc toute son importance sur la mise en place dans le développement de l’intercanalité. Nous sommes face à une forme de dynamisation de la relation client et des internautes jouant des rôles de consom’acteurs et apportent une nouvelle forme d’expérience client lors de son parcours d’achat.

Comme indiqué sur cette infographie, les entreprises ont pris conscience de l’importance d’une relation client adéquate.

2013-entreprises-augmentent-leur-budget-relation-client-F

(Source : Par Claire Morel : http://www.colorado-conseil.com/conseil/numerique-direction-relation-client.html)

Face à tous ces changements, il serait nécessaire de mettre en place  de la part des entreprises, un processus organisationnel adapté aux niveaux de leurs systèmes d’informations et du CRM. La réussite de la prise en compte des comportements des consommateurs repose sur un système d’information opérationnel.

L’effet ROPO (research online,purchase offline): des consommateurs multicanaux

Derrière l’acronyme ROPO se cache une phrase toute simple : Rechercher en ligne des informations sur un produit ou un service et l’acheter ensuite en magasin.

Vous avez sans doute remarqué que la bulle Internet a bel et bien modifiée  profondément nos habitudes de consommations. S’ajoute à cela, nos mobiles ultra-connectés qui ne font qu’accroître cette tendance. Le web étant de plus en plus utilisé pour se renseigner, lire les avis consommateurs  ou encore comparer les prix.

Selon une étude réalisée par Médiamétrie, « 75% des acheteurs en magasin, préparent leur achat au préalable sur Internet ».

étude médiamétrie

Ce phénomène ROPO se traduit par l’importance du canal web dans le processus d’achat.

Pour que ce soit plus claire, voici une infographie très bien faite qui résume, l’état du consommateur ROPO de 2013*

*Source schéma : Antoine Krier, Ubliflow, Août 2013, Portrait du consommateur ROPO,  http://www.ropo.fr/2013/08/portrait-consommateur-ROPO.html, [Consulté en Août 2013]

le consommateur ropo en 2013Une démarche qui reflète une nécessité de synergie entre le site Internet et le point de vente. (Sur les possibilités de services qui peuvent être proposés via le mobile par exemple : commander en ligne un produit et le retirer en magasin ou  voir si le produit est en stock…) Mais dans la pratique, adapter ce mode de consommation sur les stratégies communicationnelles et marketings  des entreprises n’est pas chose facile étant donné l’enjeu organisationnel qui doit être entrepris (sur un système d’information adéquat, la  mutualisation des ressources entre point de vente et site Internet…)

Bien que quelques entreprises tel que Darty ont adopté cette tendance, il y’a encore du chemin à faire pour la plupart des entreprises. Mais lorsque nous sommes dans une phase de conduite de changement, il est essentiel de prendre en compte les comportements des consommateurs afin de répondre aux mieux à leurs attentes. Pour ensuite les fidéliser.

Mais une chose est sûre : nos comportements offrent  de nombreuses possibilités de points de contact pour l’entreprise. Il serait donc dommage de s’en priver !